DEFICITS PUBLICS

PRELEVEMENTS OBLIGATOIRES : SE TROUVE T – IL ENCORE QUELQU’UN POUR SE SOUVENIR DE CE BON MONSIEUR LAFFER ?

 

Du rapport du Sénateur Jean ARTHUIS au Premier Ministre François FILLON de mars 2012 sur l’avenir de la zone Euro, nous retenons deux choses :

  • D’abord, que l’Euro ne suffit pas à garantir la croissance et la compétitivité, ce qui revient dire qu’une monnaie fusse-t-elle unique et forte ne fait pas une stratégie de croissance.
  • Ensuite, que des efforts structurels de la part des Etats membres sont cardinaux pour sortir durablement  de la crise, ce qui renvoie à l’idée d’une stratégie pour l’équilibre des finances publiques et la préparation de la convergence fiscale.

S’agissant de convergence fiscale justement, on ne saurait trop rappeler ici les effets pervers des prélèvements obligatoires illustrés par la très célèbre courbe de LAFFER qui montre qu’un taux d’imposition trop élevé est dissuasif.

En d’autres termes, les recettes fiscales sont nulles lorsque le taux d’imposition tend vers 100%, ce qui en toute logique décourage toute activité économique.

Ce que nous dit ce bon monsieur LAFFER au fond c’est que les recettes (R) sont égales au produit du taux (T) par le montant des revenus (M) et du coup, lorsque T augmente, M diminue, ce qui explique la forme de la courbe presque parfaitement concave.

Autre façon de dire la même chose, le  même niveau de recettes r peut-être obtenu par des taux t1 ou t2 ou t1 tend vers 0% et t2 vers
100% sachant que t1 est naturellement préférable, car il permet  d’encourager une activité plus soutenue et d’éviter un moindre chômage …

Pas vraiment besoin d’être « Prix Nobel d’économie » ni  un libéral forcené pour comprendre que l’érosion des revenus disponibles contrarie la rémunération de l’initiative et de l’effort tout en décourageant l’esprit d’entreprise et le dynamisme de la population active.

Et qu’au final,  la pression fiscale et sociale grève le coût du travail et plombe la compétitivité sur les marchés mondiaux alors qu’à
l’évidence le niveau d’activité varie en fonction inverse de la pression fiscale.

Maintenant, oublions un instant  si vous le voulez bien  LAFFER, KEYNES et les libéraux  et restons concentrés  sur le contexte financier actuel  tant en France qu’au sein  de la zone Euro  qui impose aujourd’hui  qu’on le veuille ou non que la relance passe des emprunts qui soient non pas destinés à financer les déficits mais de grands projets d’infrastructure créateurs de richesse et
d’emploi.

 Faut-il  rappeler comme nous l’avons déjà indiqué sur ce blog  à moult occasions que ces emprunts obligataires « jumbo » se doivent d’être « citoyens » dans l’âme et afin d’inspirer la confiance des marchés,  se doivent d’être assortis de la garantie inconditionnelle et irrévocable de la BCE comme acteur obligé de la Finance en crise ?

Vous aurez compris que ces emprunts doivent d’être obligatoires.

Le taux de croissance de l’économie qu’ils induiront permettra de dépasser leur taux d’intérêt réel c’est-à-dire leur coût.

Du coup, nous proposons qu’ils soient souscrits forfaitairement  par tranches de revenus par l’ensemble des ressortissants fussent-ils contribuables ou non : Une façon efficace  à nos yeux  d’écrire une nouvelle page de l’histoire de l’Europe toute empreinte celle-ci  de solidarité active !

Nous le répétons ici avec force et détermination : L’intervention publique à l’échelle de la zone euro est justifiée par l’existence d’un bien public à savoir la relance de l’économie !

Et si l’on veut lisser l’effet pervers des plans de rigueur qui risquent de freiner la reprise économique en Europe, il est  essentiel
de s’engouffrer  toutes affaires cessantes dans un Plan MARSHALL Européen sous forme de grands travaux d’infrastructure !

A bon entendeur !…

PHLDUCX