PHIL ET SES MANNEQUINS 2

MODE & BUSINESS : L’IRRESISTIBLE ASCENSION DES « FASHION WEEKS ».

MODE & BUSINESS : L’ IRRESISTIBLE ASCENSION DES « FASHION WEEKS »

Par Philippe-Henri LATIMIER du CLESIEUX

Aujourd’hui, ou que l’on se tourne, l’heure est à la  « Fashion Week » .

Paris, Milan, Londres, New – York, Los Angeles, Moscow….: L ‘âme de la mode est partout.

Et les collections PrintempsEté 2015, également.

Les mannequins sont à la manoeuvre :  Remontés sur l’estrade, ils flattent au rythme saccadé des défilés,  la beauté et le style tandis que les « Fashion Weeks » qui nous ravissent  font à l’unisson commerce du design et de la création sous le feu des projecteurs et des photographes.

L’ influence de la mode est- elle que nous en sommes désormais devenus  les prisonniers.

Ce mouvement magnifié à l’échelle planétaire en renforce son pouvoir.

L’ascension collective des marques et des créateurs suscitent l’espérance dans une société de consommation enkylosée par une crise économique probablement  aussi profonde que durable.

Mais qu’importe au fond  si les marques détournent la tête pour ne pas voir les écueils de la conjoncture économique.

Et tant mieux si les designers ne cèdent pas facilement  à la crise.

Pour l’heure, tout semble encore indiquer que l’illusion du luxe ne s’est pas encore fracassée contre le réel.

Le vent de la croissance souffle toujours sur la planète mode et l’histoire des designers se mêle à leur légende : Logique, me direz- vous,  car c’est désormais dans les marques qu’un peuple se donne aussi une âme.

Pour autant, le glamour évanoui, il reste la réalité.

Celle- ci contribue à faire comprendre que si la sève des marques est le talent des créateurs, leur résilience à la crise, est  liée à  la finance.

Et pour dire les choses autrement, que leur bonne gestion est la clé de voûte de leur survie.

Plus fondamentalement, c’est la rentabilité qui dessine un trait majeur du succès de chaque marque, de chaque collection et de chaque modèle.

C’est en euros ou en dollars, que l’on doit prier pour  que la grand’ messe des  « Fashion  Weeks » se perpétue d’une année sur l’autre.

Au risque d’être un peu brutal, c’est dans les cash – flow  et les marges, le taux interne de rentabilité et le coût du capital que l’industrie de la mode  doit continuer à trouver perpétuellement  son assise.

Jamais, le caractère surnaturel, glamour,  cosmique et cosmétique des défilés ne parviendra  à effacer l’impact que la finance et le  «  brand management »  ont sur le développement économique et l’identité forte des marques.

Que les designers s’identifient plus que jamais aux marques est  naturellement dans l’ordre des choses.

Qu’ils déclinent de manière magistrale leurs dernières collections de haute couture et de prêt – à – porter, l ‘est tout autant.

Mais dans le même temps, par conviction autant que par intérêt,  les actionnaires  garderont toujours à l’esprit que la surenchère  de la création et du glamour s’arrêtent  à la porte des conseils d’administration.

Et aux dividendes distribués. ..

 

Alors gageons ici, que sur ces bases bien comprises, le show des « Fashion Weeks » continue de plus belle à illuminer les places boursières  et qu’ à leur tête,  Wall Street les bénisse à jamais  !

Car, nous l’aurons noté : Fashion is Business.

A bon entendeur !…

Philippe – Henri  Latimier du Clésieux, Ph.D.