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Lobbying, influence, et réseaux…

Véronique Queffélec est fondatrice et responsable du développement d’Euromédiation (http://www.euromédiation.com).

Son parcours universitaire se compose d’un DEA de droit public (Paris I), d’un Certificat de droit de l’Environnement et d’un DEA de sciences politiques (Paris I). Elle a également effectué la 44e session nationale de  l’IHEDN et a reçu une formation de médiateur.Par ailleurs, elle est colonel (RC) de l’armée de l’air et fait partie de l’Association Française des Constitutionnalistes.

 Après avoir exercé dans un cabinet d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation  puis comme consultante à Burston-Marsteller, agence au sein duquel elle crée le département Public Affairs en 1987 avec Chris Fisher et Olivier Berman, elle contribue à initier le département Public Affairs d’autres puissantes agences de communication telles que Delaitte & Associés, Hill & Knowlton, ou Civis Eurocom.

Par ailleurs, Véronique Queffélec enseigne le droit parlementaire à Paris V de 1991 à 1993, et travaille dix ans comme conseiller d’un groupe de parlementaires (1983-1993). Parallèlement, elle crée en 1990 Intermédiations qu’elle quitte en 1993 pour fonder Euromédiations.

L’expérience de Véronique Queffélec dans le lobbying couvre divers domaines dont la finance, l’environnement et la santé.

En 2006, Indiamédiations voit le jour, un cabinet de conseil spécialisé dans la conquête des marchés et instauration de partenariats  en Inde. Véronique Queffélec aide aussi les entreprises indiennes à faire des fusions et acquisitions en Europe.

 

La politique, l’économie, la religion, l’humanitaire, la santé, la culture sous toutes ses formes y compris la mode mais aussi les modes de consommation, de comportement….

L’efficacité du lobbying réside dans la discrétion. Le paradoxe est le gap entre le résultat du lobbying qui s’étale à la Une des media et l’action plutôt discrète du lobbyiste. Car l’influence la plus efficace est celle qu’on n’arrive pas à discerner.

Position parfois frustrante dans une société où le prime time et la communication sont rois.

La 3ème guerre mondiale qui se joue actuellement est essentiellement économique. Dans ce contexte, le lobbying est encore plus une science quasi militaire. Nous avons une stratégie, des alliés, des opposants, un timing précis, des cibles, des munitions, et évidemment des réseaux, canaux de l’influence servant à véhiculer les messages. Leur importance est primordiale. L’éternelle question sur le carnet d’adresses résulte de la perception people du lobbying. La clé du pouvoir est dans l’influence plus que dans l’autorité. Seule l’appartenance ou la pénétration sans faille de réseaux pertinents, influents, variés est fondamentale. Afin d’influencer du latin influere (couler dans) ; rendre fluide par ce network, une idée, un concept un argumentaire qui s’impose dans un registre variant du moindre mal à l’évidence et parfois à la révélation ou un mouvement d’opinion

L’idée du lobbying est née puisque je vivais uniquement avec des frères. Je ne pouvais m’imposer par la force physique. Il fallait influencer autrement

Puis je vivais à Madagascar en brousse seule enfant blanche dans une classe de 52 élèves. Expérience unique qui dessine toute une vie. Je ne pouvais m’imposer sauf à vivre parmi eux en comprenant la culture le système et restant moi même. C’est l’apprentissage de mon premier réseau.

En Inde le « Networking » est l’échiquier subtil où s’imbriquent les castes bien qu’interdites par la Constitution, les religions, les sensibilités régionales, les langues, les multiples partis politiques sans omettre les 23 langues officielles. C’est un jeu complexe. L’influence passe aussi par les réseaux du Commonwealth.

Pour moi l’influence est un jeu.