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LES EFFETS POSITIFS ATTENDUS DE LA LOI MACRON MONTRENT QUE LA FRANCE DOIT CONTINUER LES REFORMES STRUCTURELLES POUR RENFORCER SA PERFORMANCE ECONOMIQUE, SELON L’OCDE.

 

 

Dans une note rendue aujourd’hui par le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría au Ministre Emmanuel Macron lors de sa visite à l’OCDE, l’Organisation estime que les effets sur le PIB potentiel de cinq groupes de mesures de la loi Macron –la réforme des professions réglementées, l’ouverture des commerces le dimanche et en soirée, la facilitation des dessertes par autocars, la simplification des Plans de Sauvegarde de l’Emploi, et l’amélioration des procédures de permis de conduire– seraient de l’ordre de 0,3% à un horizon de 5 ans et de 0,4% à un horizon de 10 ans.

Les autres mesures de la loi non quantifiables avec les outils existants seraient aussi positives pour l’économie.

Enfin, les effets de synergie entre les réformes et la confiance qui en résulte, difficilement quantifiables, seront d’autant plus importants que le rythme des réformes continuera dans le futur.

Ces résultats s’ajouteront à ceux des réformes entreprises depuis 2012 évalués en octobre 2014 par l’OCDE à 1,5% du PIB à l’horizon de 5 ans et 3,5% à 10 ans.

« Dans le contexte d’une économie mondiale trop fragile, la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques montre que chaque secteur de l’économie peut et doit contribuer à ce que la France retrouve le chemin d’une croissance dynamique », souligne le Secrétaire général. « Il ne peut y avoir d’exceptions et les réformes doivent être renforcées ».

« Adapter les réglementations aux nouvelles formes d’entreprenariat et aux nouvelles technologies sera crucial pour maintenir la France à la frontière de la productivité », a souligné M. Gurría dans un discours prononcé à cette occasion.

L’OCDE souligne l’importance de continuer à améliorer les conditions de la concurrence et de l’entreprenariat dans l’économie, tout en renforçant les compétences de la main d’œuvre et en protégeant les plus fragiles.  Des efforts soutenus doivent être faits pour contrôler les dépenses publiques afin de diminuer les charges qui pèsent sur l’emploi, l’investissement, et la croissance.

La note souligne que le marché du travail doit évoluer et que dans ce contexte la loi relative au dialogue social et à l’emploi, et la volonté de simplifier le droit du travail, sont bienvenues.

Il sera aussi important de prendre les mesures nécessaires pour réduire la dualité du marché du travail et favoriser l’emploi surtout dans les PME et les jeunes entreprises.

Le renforcement en cours du ciblage des dépenses sociales sur les plus fragiles devrait aussi être étendu à l’ensemble du système de solidarité et le soutien aux demandeurs d’emplois approfondi.

Les réformes du marché du travail doivent être complétées par une mise en œuvre ambitieuse de réformes dans les secteurs de l’éducation et de la formation. Les rapports de l’OCDE montrent en effet que si le système d’éducation est solide, trop de jeunes et d’adultes en France ont des difficultés importantes en lecture, écriture, et en mathématiques, et le système est aussi l’un de ceux qui parvient le moins à diminuer les inégalités socio-économiques.

Le rapport mentionne l’importance de mettre en œuvre de façon efficace les réformes de la gouvernance  territoriale entreprises en 2014 et encourage à de nouveaux efforts dans ce sens pour augmenter l’efficacité des différents niveaux de gouvernance.

Coopérant avec plus d’une centaine de pays, l’OCDE est une enceinte politique internationale de promotion des politiques visant à améliorer le bien-être économique et social des personnes à l’échelle mondiale.