DO YOU HAVE A FACE BOOK

FACE BOOK : FAUT- IL EN SORTIR ?…

Répondre à cette question est l’objet de ce billet.

On a tout dit et son contraire, aussi… au sujet de « Face book » sans jamais prendre  vraiment le temps de comprendre ce qu’est au fond un site communautaire.

Et d’en cerner les contours exacts au plan sociologique.

Surtout de ce coté de l’Atlantique et en France en particulier ou l’on a inventé le persiflage  comme mode de pensée  ainsi que le « zapping », une fois l’effet de mode passé….ou enterré prématurément.

Que l’on se rassure ici, ce n’est pas insulter nos concitoyens que de l’écrire ici.

Après tout, la Constitution française consacre de toutes ses forces la « liberté d’expression » comme principe fondamental de la vie en société avec à la clé l’usage du sacro saint droit de réponse offert à celui ou celle qui se croirait offensé !

La question n’est  donc pas là.

Le vrai débat , en revanche,  qui expliquerait la surprenante désaffection des jeunes français et françaises à l’égard de « Face Book », après une laborieuse puis fulgurante ascension,  c’est qu’en France, l’on aurait une propension naturelle à confondre « Face Book » et « Meetic » ou pour le dire autrement,  à  imaginer finalement que derrière une formidable plateforme d’échanges virtuels à l’échelle planétaire, pourrait se cacher  une agence de placement matrimonial voire un site qui pourrait  se réduire à un simple lieu de rencontres plus ou moins éphémères…

Ceux et celles-là n’ont naturellement rien compris aux apports incommensurables de « Face Book » à la vie sociale et culturelle.

Et que ces gens là, comprennent que ce n’est pas une obligation que d’ouvrir un compte « Face Book »  ou de ne pas le clôturer !

Rappelons, en quelques mots le contexte afin de mieux appréhender le phénomène :

S’il est piquant de noter que « Face Book » a été importé timidement des  Etats-Unis par les « 22 ans » en quête :

  1.  Primo, d’échanger leurs photos ensoleillées ou enneigées des congés de printemps ( l’ équivalent du fameux « Spring Break » américain auquel on ne peut échapper quand on visite la Floride, les Bahamas ou la Californie du sud, ou bien encore les « ski resorts » du Colorado,  à cette époque de l’année en raison du déferlement de jeunes américains et américaines venus de partout et à l’origine donc, du succès phénoménal de « Face Book » aux Etats-Unis) ,
  2. Secundo,  de glorifier «  quelque part », leur besoin pressant de socialisation souvent aussi anticipée qu’ hasardeuse via la publication rarement amusée  mais souvent « naïve » d’une mise en ménage, c’est à dire «  en couple » selon l’expression consacrée,  à l’instar de véritables  bans affichés en Mairie  ou bien encore  d’ annonces classées du Figaro ;

Ce sont, au final,  les « quinquagénaires », c’est-à-dire leurs parents,  qui s’en sont rapidement emparé en en dépossédant globalement leurs charmantes têtes blondes  rapidement échaudées…ou inquiètes ou tout simplement incapables de «  nourrir la bête »…au-delà d’échanges superficiels voire dramatiquement insipides.

Cela dit, ne me faites pas dire ici ce que je ne dis pas : « Face Book » n’ a vraiment rien d’intellectuel…Et, force est de constater que le niveau des échanges y est globalement « bête à manger du foin » comme l’on dit dans ma « campagne » ! : ce qui paradoxalement, rendrait son mode de fonctionnement attachant à bien des égards…

Pour autant, « Face Book », comme toute relation, et comme l’amour notamment a besoin de nourriture pour prospérer et d’espace pour respirer.

Il est vrai, que le « joujou » peut-être dangereux à bien des égards, pour l’imprudent qui s’y aventure ou celui ou celle qui n’en maîtrise pas toutes les « fonctionnalités »…..tant personne n’en mesure aujourd’hui  réellement les effets pervers sur une carrière, une vie sociale, familiale, voire conjugale ….pour ne pas dire amoureuse, car à l’évidence, les sollicitations sont ( parait-il ?) plurielles.

« Face Book » à défaut de formuler de plano une définition qui soulèverait aussitôt une tempête de querelles et d’arguties n’est donc pas à un réseau social comme les « autres »…

Affirmons donc, sans ambages, que dans ses applications théoriques et méthodologigues, « Face Book » est un multiplicateur relationnel, une sorte d’incubateur de psychologie sociale, un véritable observatoire de la réalité sociale contemporaine à l’échelle de près de 500 millions d’individus qui se connectent et échangent des messages quotidiennement.

« Face Book » mieux que n’importe quel « sondage » peut aussi donner une photographie de l’opinion dans la précarité de l’instant et  ce à l’échelle planétaire : pas si mal !!!!!

On comprendra dès lors pourquoi tous les politiques y sont.

« Face Book », est donc un phénomène social.

Ce n’est pas une caricature.

Ni un trompe l’œil…

J’entends ici et là dire qu’il faut se désengager de « Face Book » : que la « vraie » vie est ailleurs…dans la rue…dehors.

Que rompre avec « Face Book », comme toutes les ruptures, qu’elles soient sociales, familiales, amoureuses, professionnelles, idéologiques, peut libérer des forces de vie fécondes à la créativité.

A tous et toutes, je dis que les « adieux » définitifs aux échanges cybernétiques sont prématurés.

« Face Book », bien géré, c’est le contraire de l’anémie de notre société civile.

« Face Book », bien géré, c’est la garantie suprême du maintien d’une vraie démocratie dont certains prétendent qu’elle se délite chaque jour davantage.

« Face Book », bien géré, c’est le laser pour mettre en lumière potentiellement les coalitions d’intérêts acquis et dénoncer les injustices et scandales.

« Face Book », bien géré, c’est l’antidote au mauvais « stress »,  à l’isolement social et à l’individualisme.

« Face Book », bien géré, c’est un nouvel horizon social et culturel ouvert à tous et à chacun, loin des ressentiments et des haines cristallisés par certains !

«  Face Book », c’est la modernité et l’avenir, aussi…. Dans un monde qui n’en finit pas de se transformer.

Du coup, le XXI ° sera « FACE BOOK » ou ne sera pas !

 

 

PHLDUCX