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QUE RETENIR DE L’ECONOMIE ET DU SOCIAL EN FRANCE A FIN 2013… : ET SI « LE PERE NOEL ETAIT VRAIMENT UNE ORDURE » ?…

 

QUE  RETENIR  DE L’ECONOMIE ET DU SOCIAL EN FRANCE  A FIN 2013 : ET SI « LE PERE NOEL ETAIT VRAIMENT UNE ORDURE » … ? 

On a tous et toutes en tête « Le Père Noel est une ordure »,  le film mythique de Jean- Marie Poiré  adapté de la pièce de théâtre éponyme créée en 1979 par la célèbre troupe du SPLENDID,  que l’on nous ressert à l’occasion des fêtes de fin d’année,  un peu comme si le cinéma français n’avait rien produit de plus abouti depuis 1982.

Sans entrer ici dans cette polémique, même si l’on doit  à la vérité de dire que le film arrive encore à nous faire rire , la question que pose notre papier, est des plus sérieuse.

En effet, il n’est pas déraisonnable en cette fin d’année de s’interroger sur les intentions et postures bienveillantes du Père Noel à l’égard du monde,  alors que 2013 a été marquée par son cortège d’évènements pénibles tant au plan social, qu’économique qui mérite ici deux commentaires, volontairement brefs et circonstanciés.

Et puisque nous parlons cinéma … « flashback » oblige,  voilà ce que nous retiendrons pour notre part de 2013 :

  • Primo,  au plan social.

Plus de six années après le début d’une crise économique baptisée successivement crise des subprimes, crise financière, crise des finances publiques,  puis grande récession, aucun terme ni qualificatif issus des meilleurs dictionnaires ne reflètent selon nous,  la réalité des dégâts causés par les bouleversements économiques que nous vivons depuis 2008 .

Vous l’aurez compris, notre propos a trait à  la situation de l’emploi salarié autant qu’à celle de la cohésion sociale,  mais aussi de la répartition des revenus pour protéger les plus vulnérables dont font partie désormais les classes moyennes.

La liste serait incomplète si l’on omettait la situation en matière de retraites et les inégalités flagrantes que l’on constate aujourd’hui dans le prolongement des réformes lancées dans ce domaine tant en France qu’en Italie.

Ces réformes qui pénalisent les futures générations à commencer par celles issues des années 50,  passent par un relèvement bien compris de l’âge de la retraite, une modification du mode de calcul des prestations  et diverses autres mesures destinées à permettre de réaliser des économies.

Autre façon de dire la même chose, le vieillissement de la population signifie que les dépenses de pension tendront à augmenter.

Et les réformes entreprises qui visent on le sait  à préserver ou rétablir la viabilité financière des systèmes de pension en réduisant les dépenses liées aux retraites futures vont discriminer encore davantage deux catégories de retraités : ceux d’avant les réformes, ultra protégés qui bénéficient de revenus comparativement élevés et ceux d’après.

Et ce dès 2014.

De la même manière, on comprendra ici que les titulaires de faibles revenus seront globalement protégés contre les baisses de prestations puisqu’ils bénéficieront d’une retraite représentant environ 70% de leurs revenus d’activité pour une carrière complète tandis que la retraite  des bénéficiaires de revenus intermédiaires devrait se fixer seulement autour de 54% des revenus d’activités.

Du coup, c’est encore à cette même catégorie de revenus  à qui l’on va faire porter majoritairement le chapeau de la crise…

Quant aux très hauts revenus,  inutile de vous « mettre la rate au court bouillon »  car avec des retraites chapeau de l’ordre de 900.000 euros par an, l’on peut aisément imaginer  que leurs heureux  bénéficiaires traverseront la crise sans déconvenues.

Que nos lecteurs toutefois n’y voient nullement la moindre volonté de notre part de stigmatiser qui que ce soit .

Pour autant, s’agissant d’un sujet qui fait débat public,  il nous plait  d’alerter ici nos gouvernants sur ces anomalies, dysfonctionnements ou injustices qui  à l’évidence amplifient le choc des écarts scandaleux et des inégalités croissantes de revenus entre générations et catégories sociales.

Et qui mettent en péril les fondements de la démocratie économique.

Restaurer la confiance sous –tend chaque aspect de l’activité économique et sociale.

La confiance du public a été depuis le début de la crise largement entamée par une série d’événements ou de révélations.

Il est essentiel  à la vie économique et civique de voir rétablir un contexte propice à la confiance et à l’équité.

La tâche est ardue, mais pas sans espoir.

  • Secundo,  au  plan économique. 

Le monde occidental vit une période de défis aussi redoutables qu’exceptionnels au plan de la croissance sans que rien ne prouve qu’il puisse y faire face de manière efficace et durable, car tout se passe un peu comme si le ressort de l’innovation était cassé.

N’imaginons pas une seule seconde que 2014 marquera un nouveau départ pour nos économies.

La relance ne se concrétisera qu’au prix d’un ambitieux effort d’investissement tant en France qu’en Italie.

Seule une politique de grands travaux génératrice de croissance et de création d’emplois nous permettra de ne plus être aux prises avec les retombées de la crise.

L’absence d’investissements majeurs menace notre capacité à relever les grands défis actuels.

Et cette défiance qui porte sur le social ou l’économie a un coût.

La France comme l’Italie ont comme toutes les économies avancées d’aujourd’hui besoin de confiance…

A bon entendeur, donc.

Gageons que le Père Noel nous en apporte  massivement dans sa botte !

Comment imaginer qu’il n’en soit pas ainsi à quelques jour du réveillon ?

Je vous souhaite  de très bonnes fêtes de fin d’année à tous et à toutes.

 

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