PHIL POUR ECONOMY

DECIDEURS POLITIQUES ET GOUVERNANTS DE LA PLANETE, AVEZ – VOUS CE QU’IL FAUT POUR FAIRE BOUGER LES LIGNES ?

Décideurs politiques et Gouvernants de la planète, avez – vous ce qu’il faut pour faire bouger les lignes ?

 

Par Philippe – Henri Latimier du Clésieux, Ph.D.


L’économie, l’investissement, le développement durable mais aussi la croissance inclusive sont plus que jamais les enjeux cardinaux que doivent relever les  gouvernants à la manœuvre dans nos sociétés avancées.

Le progrès social, l’éducation, la compétence des salariés, leur employabilité mais aussi la productivité du travail, la rémunération du capital ainsi que l’égalité des sexes figurent aussi parmi les enjeux sensibles auxquels les décideurs politiques et leaders économiques doivent apporter aujourd’hui des réponses claires et  innovantes au regard des nouveaux paradigmes sociétaux.

En outre, figurent aussi en pôles positions sur l’agenda des timoniers du G20 notamment, la question de la gouvernance des entreprises, celle de la coopération internationale  et de l’aide multi – latérale.

Ne vous y trompez pas, si la liste est déjà longue, elle n’est toutefois pas close …car il ne saurait être question  de passer aux oubliettes tout ce qui concerne les politiques d’innovation nécessaires à la relance et à l’absorption progressive d’un chômage qui fait des ravages.

 N’oublions pas non plus, tout ce qui concerne  la croissance verte, l’énergie propre, le changement climatique qui, pour sa part, va réunir dès la fin novembre 2015 à Paris, plus de 40 mille représentants de la société civile et politique à l’occasion du forum international baptisé COP 21.

Dans la même veine, ne pas faire état ici des problèmes liés aux questions migratoires, ainsi qu’aux  enjeux liés à la clé de répartition des migrants à l’échelle mondiale et à l’intégration des populations déplacées ou réfugiées,  serait un peu comme vouloir se cacher derrière son petit doigt… ou demander à un aveugle de parler des couleurs.

L’heure, vous l’aurez compris est à l’état des lieux.

Il n’est pas bon.

Une toile de fond singulièrement sombre qui appelle un surcroît d’intelligence des situations, de pragmatisme et de clairvoyance de la part de nos personnels et décideurs politiques, au-delà de toute posture partisane voire électoraliste.

En effet, au plan économique, les résultats des politiques économiques récentes sont à tout le moins décevants en ce qui concerne toute reprise soutenue de la croissance.

Il est vrai qu’avec  quelque 40 millions de chômeurs à l’échelle du G20, 25 millions à l’échelle du G7 seulement, le constat est à bien des égards calamiteux.

Qui plus est, les mesures destinées à endiguer le fléau du chômage depuis le début de la crise font globalement montre d’une  certaine inefficacité.

S’agissant maintenant des prévisions, celles-ci ne sont guère de nature à nous laisser imaginer une rapide amélioration.

Le commerce international devrait continuer à stagner au cours des prochaines années.

Les finances publiques peinent à se redresser.

Sur le front du système bancaire, même si le pire est derrière nous, tout reste encore possible y compris la « nationalisation » des dépôts des épargnants en cas de crise de liquidité majeure des plus grands établissements bancaires de la planète.

Il faut s’y préparer.

Quant aux inégalités issues des revenus du travail, elles se sont accrues substantiellement depuis 2008 avec l’émergence d’une caste sociale croissante, celle des salariés pauvres qui nous renvoie à une autre époque, celle de Karl Marx et de Proudhon.

Et ceci, curieusement, en dépit du développement des marchés financiers et boursiers presque partout dans le monde entier.

Voilà, un autre défi redoutable que celui –ci.

Un défi que doivent relever nos gouvernants qui force est de le constater ne sont pas tous qualifiés pour parler économie, marchés de capitaux, investissement, taux interne de rentabilité, coût moyen pondéré du capital….tant les castes politiques sont majoritairement constituées d’apparatchiks…peu ou mal armés pour comprendre des questions qui les dépassent.

Du coup, on l’aura compris, entre les enjeux sociaux, les enjeux humanitaires, les enjeux économiques, les enjeux diplomatiques,  les enjeux environnementaux et désormais sécuritaires liés au terrorisme en rapport notamment  avec les récents évènements dramatiques qui se déroulés à Paris, qui ne serait pas tenter de baisser les bras ?…

En ce qui me concerne, j’ai la faiblesse de penser que je fais partie de ceux et celles qui pensent que chaque problème à sa solution.

Et qu’au final, il  nous appartient en tant que personnes légitimement  qualifiées de prendre le relai…pour faire ce qui doit être fait, dire ce qui doit être dit et faire cesser les incantations inutiles.

L’heure est sans doute venue d’en finir avec les mauvais jugements et les mauvaises décisions : ceux qui ne règlent rien sur la durée,  et celles qui nous ruinent à court comme à long terme.

Je  veux croire pour ma part à cet avenir meilleur.

L’heure est donc cruciale pour faire bouger les lignes.

Je vais, modestement à mon niveau, m’y employer comme éditeur : Faut que ça bouge !