CONFIANCE

DE LA CRISE A LA REPRISE EN PASSANT PAR LA RESTAURATION DE LA CONFIANCE…

Tout le monde le dit : pour rétablir la confiance cardinale au fonctionnement harmonieux  des marchés, il convient tout à la fois d’améliorer la réglementation, les contrôles, le gouvernement d’entreprise et la coordination à l’échelle internationale.

Dans le même temps, il faut s’attacher à promouvoir des politiques sociales et fiscales plus justes et en finir avec les contraintes de marché qui freinent la concurrence autant que l’innovation dont l’effet cumulé plombe la croissance.

Et naturellement aussi, remédier aux déficits budgétaires abyssaux tout en luttant efficacement contre le chômage endémique.

Il y a donc, selon l’expression consacrée « du pain sur la planche »…

Pour autant, imaginer renouer durablement avec la croissance présuppose la restauration en amont de la confiance qui pour rester sur une métaphore populaire a « fondu comme neige au soleil » en un temps record…

Aussi, pour sortir de cette crise économique déclenchée on l’a bien compris par une crise financière, nous suggérons à ce stade quatre lignes d’action phare :

1. D’abord, la nécessaire recapitalisation des banques, jugées fragiles par les marchés au regard de leur exposition à certains risques souverains. Et ce, par l’injection obligatoire à l’échelle européenne notamment, de fonds privés et publics au capital des banques concernées prioritairement par la gravité de la situation,  voire -le cas échéant- par l’adossement systématique, pays par pays, des établissements bancaires visés aux plus grands groupes d’assurance nationaux : Stratagème efficace déjà utilisé par le passé en France.

2. Ensuite, le réechellonnement ordonné mais sans abandon de créances du service de la dette extérieure de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne, de l’Irlande pour ne citer que les pays dont les noms reviennent le plus fréquemment dans les medias par l’emission d’emprunts obligataires nationaux et donc obligatoires,  remboursables par anticipation.

Et adossés en l’espèce, à des actifs tangibles à caractère  public ou privé selon les cas, dont la valeur de marché sera déterminée contradictoirement à dire d’experts triés sur le volet.

3. Puis, la mise en place d’une fiscalité « citoyenne et civique »  élargie à l’ensemble des populations actives ou non- sans distinction aucune ou régime de faveur particulier à caractère libératoire.

En d’autres termes, une contribution de tous ceux et celles qui échappent à l’impôt aujourd’hui en commençant par les fonctionnaires internationaux.

Et en l’élargissant aux  personnes non imposables, dont la contribution  même si jugée symbolique, serait assise par souci d’équité sur l’intégralité des revenus encaissés. Et ce, au  premier centime encaissé sous quelque forme que ce soit ( prestations sociales, revenus du travail et du capital ).

4. Enfin, l’encadrement de la spéculation et la fermeture  progressive mais définitive des activités liées la finance de marché à dimension jugée spéculative doublé du renforcement des règles prudentielles en milieu bancaire et assorti du renforcement obligatire des règles de gouvernance et d’éthique.

Le tout placé sous le contrôle vigilant de commissions d’experts chevronnés dotées d’un réel pouvoir coercitif et de sanctions à caractère pécunier et pénal.

C’est à ce prix, que nous pourrons imaginer une reprise pérenne de l’économie et un retour de la confiance dans les institutions et les marchés sans laquelle rien n’est possible…

Ainsi pour nous, va le sens de l’histoire !

PHLDUCX