Mme Caroline de la MARNIERRE  Présidente CAPITALCOM

CAROLINE DE LA MARNIERRE – PRESIDENTE DE CAPITALCOM – NOUS LIVRE ICI LE COMPTE RENDU INTEGRAL DE LA CEREMONIE DU GRAND PRIX DE L’AG 2015 DES RENCONTRES FINANCIERES INTERNATIONALES DE PARIS EUROPLACE.

 

COMPTE RENDU

CÉRÉMONIE DU

GRAND PRIX DE L’AG 2015

8 juillet 2015

Rencontres Financières Internationales de Paris EUROPLACE

Pavillon d’Armenonville

 

La Cérémonie du Grand Prix de l’AG 2015 a rassemblé plus de 400 participants d’horizons pluridisciplinaires, en présence notamment de Philippe Marini, Sénateur honoraire de l’Oise, et de 5 Présidents et Directeurs Généraux de sociétés cotées : Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide, Jean-Paul Agon, Président-Directeur Général de L’Oréal, Sébastien Bazin, Président-Directeur Général d’AccorHotels, Jean-Louis Chaussade, Directeur Général de SUEZ environnement et Thierry Pilenko, Président-Directeur Général de Technip.

INTRODUCTION

  • Caroline de La Marnierre, Présidente et fondatrice de CAPITALCOM

Nous sommes très heureux de vous accueillir aujourd’hui pour célébrer le 10ème anniversaire du Grand Prix de l’Assemblée Générale. Tellement heureux que nous avons souhaité, avec les membres du Jury, créer un environnement festif grâce à des ballons gonflés à l’hélium fournis par Air Liquide. Je souhaite donc tout particulièrement remercier Air liquide de nous offrir cet air de fête, léger et estival… On peut être un grand groupe industriel, très rigoureux, et générer en même temps de la légèreté.

J’en profite également pour remercier Paris EUROPLACE, qui nous accueille chaque année depuis presque 10 ans… Merci également à DLA Piper, notre fidèle et délicieux partenaire, c’est un bonheur de vous avoir avec nous. Je voudrais aussi remercier Marc Van der Mey, mon associé au sein de Capitalcom Events, qui a accepté de me remplacer l’an dernier.

La normale, ce serait que je continue à remercier, mais en fait, non ! Non, parce que ce n’est pas ce mot qui me vient à l’esprit aujourd’hui. J’ai voulu structurer cette brève ouverture autour de deux ou trois concepts sur l’AG, les plus originaux possibles… et puis, l’inspiration n’est pas venue de ce côté. Non, un mot s’est totalement imposé à moi, un seul, un très beau mot, c’est le mot « fierté ».

Oui, je suis fière de ce Grand Prix, je suis fière de l’évolution très spectaculaire de nos grandes entreprises en matière d’Assemblées Générales puisque c’est notre sujet du jour, je suis fière de l’engagement des membres du Jury et du Club des Partenaires, je suis fière des équipes qui suivent près de 60 AG chaque année et je suis fière que ce Grand Prix ait réussi à embarquer avec lui près d’une soixantaine d’étudiants de l’ESSEC Business School et de la Sorbonne depuis maintenant trois ans, bravo !

Je suis fière de la qualité de nos actionnaires individuels, comme en témoigne l’évolution des questions posées en AG depuis 10 ans. Je suis fière, enfin, que nous travaillons tous, ensemble, le Jury, les dirigeants d’entreprises, les équipes et les étudiants avec respect et dans une très grande convivialité.

J’aimerais conclure cette ouverture sur l’importance, pour moi, de développer l’actionnariat individuel et salarié auprès des jeunes. J’aimerais que lorsque l’on fêtera les 20 ans du Grand Prix de l’AG, les Assemblées Générales soient peuplées de jeunes actionnaires. Des actionnaires qui soient gourmands de nos grandes entreprises et de leurs projets. Qu’ils n’aient pas exclusivement envie d’investir dans des startups, mais qu’ils aient aussi envie de devenir des partenaires de long terme – aux plans financier et affectif – de nos superbes fleurons. On a besoin d’eux, on a besoin de renforcer notre actionnariat individuel et salarié en France, car il joue un rôle fondamental en matière de durabilité, de bon sens et puis, aussi et surtout, en matière de confiance.

Parce qu’investir pour un actionnaire individuel, c’est un véritable acte de confiance, car il risque son patrimoine personnel. L’entreprise a besoin de cette relation de confiance, et d’ailleurs c’est un excellent baromètre pour elle, au même titre que la confiance des consommateurs et des salariés. Elle en a besoin pour solidifier son ancrage, qui est déterminant pour son épanouissement et son rayonnement à l’échelle mondiale. L’entreprise, selon moi, est un organisme vivant. Elle ne sera heureuse et génèrera du bonheur autour d’elle que si elle est capable de créer des relations de confiance sincères et durables avec ses clients, ses salariés et ses actionnaires, y compris de jeunes actionnaires !

ALLOCUTION D’OUVERTURE

 

  • Philippe Marini, Sénateur honoraire de l’Oise

Il y a 10 ans, Caroline de La Marnierre venait me voir au Sénat – j’étais alors rapporteur général du Budget – pour m’exposer la démarche du Grand Prix de l’Assemblée Générale. Il s’agissait de mettre en valeur la présence de grandes entreprises mondiales s’adressant à l’épargne et désireuses de donner à leurs AG l’image d’un lieu de décision et de débat. En 2005, nous avions déjà derrière nous – naturellement – bon nombre d’années de modernisation de la gouvernance des entreprises et déjà d’excellentes réalités au sein de nos AG. Mais 10 ans après, que pouvons nous dire ?

Nous pouvons observer au moins deux grandes tendances.

Ces grandes entreprises – dont les sièges sociaux sont en France – ont poursuivi leur développement mondial et ont fait en sorte que cette « réalité française » du siège social se concilie avec la réalité mondiale de leur stratégie et de leur développement. Elles se sont adaptées à l’air du temps, mais aussi à l’évolution des règles de droit et des débats qui ont lieu dans les AG. Nous pouvons le constater grâce aux équipes qui assistent à ces Assemblées Générales et en retirent la substantifique moelle.

La seconde chose que nous constatons est la suivante : notre pays ne s’étant pas doté en temps utiles de fonds de pension ou de retraite, la réalité des AG n’est pas ce qu’elle aurait été avec de tels investisseurs de long terme, issus de la réalité sociale française et européenne. Il y a des réussites éclatantes, il y a aussi – en Assemblée Générale – le devoir de vérité qui s’exerce dans les règles de la transparence et dans le respect de l’expression des actionnaires. Si l’entreprise ne peut être une démocratie, elle demeure néanmoins, grâce à l’AG, un lieu de pluralisme et d’expression de la stratégie, confrontée aux besoins et aux préoccupations des actionnaires.

TABLE RONDE PRIX DE LA GOUVERNANCE

  • Caroline de La Marnierre : Avant de découvrir le premier Lauréat, je vous propose de visionner un clip vidéo, tout à fait inédit, qui va vous présenter les témoignages de tous les Présidents lauréats depuis l’origine. Ils ne sont que six car Benoît Potier cumule trois Grands Prix et Jean-Paul Agon, deux. Enfin, Alicia, qui gère le Grand Prix de l’AG d’une main de maître avec Laure et Michaël depuis de nombreuses années, prendra ensuite le relais.

Clip vidéo « Regards croisés des Présidents des sociétés Lauréates :
comment définiriez-vous le capitalisme responsable ? »

Témoignages de Jean-Paul Agon, Président-Directeur Général de L’Oréal, Bruno Lafont,
Président-Directeur Général de Lafarge, Gérard Mestrallet, Président-Directeur Général d’ENGIE,
Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide, Jean-Dominique Senard, Président de la Gérance de Michelin
et Jean-Pascal Tricoire, Président-Directeur Général de Schneider Electric

 

  • Alicia Couderc : Bonjour à tous et merci d’être venus aussi nombreux à cet évènement qui nous tient beaucoup à cœur. Nous allons maintenant remettre le 1er Prix de la matinée et le 40ème depuis la création du Grand Prix de l’AG en 2005. Il s’agit du Prix de la Gouvernance, qui a été remis à Essilor en 2014.

J’appelle Muriel Goldberg-Darmon, Avocate Associée au sein de DLA Piper, et Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide, pour remettre le Prix de la Gouvernance 2015.

 

 

Remise du Prix de la Gouvernance à Jean-Paul Agon, Président-Directeur Général de L’Oréal, et Christian Mulliez, Vice-Président, Directeur Général Administration et Finances de L’Oréal par Muriel Goldberg-Darmon et Benoît Potier.

 

Remise du Prix de la Gouvernance, en présence (de gauche à droite) de
Benoît Potier, Jean-Paul Agon et Christian Mulliez

Points forts de l’AG L’Oréal 2015

 

  • Jean-Paul Agon : Nous sommes très heureux de recevoir ce Prix. Chez L’Oréal, nous faisons vraiment le maximum et nous visons l’excellence, cela fait partie de nos traditions, notamment en matière d’AG et de gouvernance. Nous sommes convaincus que la gouvernance est créatrice de valeur pour l’entreprise, notamment dans le domaine de la transparence, de façon à pouvoir présenter de manière très claire et pédagogique la stratégie de l’entreprise, la rémunération des dirigeants mandataires sociaux et les résultats.

 

 

  • 1ère table ronde

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7

 

  1. Jean-Paul Agon, Président-Directeur Général de l’Oréal
  2. Christian Mulliez, Vice-Président, Directeur Général Administration et Finances de L’Oréal
  3. Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide
  4. Muriel Goldberg-Darmon, Avocat Associée Cabinet DLA Piper
  5. Philippe Marini, Sénateur honoraire de l’Oise
  6. Viviane de Beaufort, Professeure à l’ESSEC Business School
  7. Christian Schricke, Délégué Général de l’Association Nationale des Sociétés par Actions (ANSA)

 

  • Benoît Potier : En 2015, nous avions pour la 2ème année consécutive la question du Say on Pay à l’ordre du jour des Assemblées Générales. Nous avons observé un léger recul d’environ 5 points dans le vote des résolutions, mais ce recul doit être relativisé : il relève d’une maturité de l’ensemble du système. Nous allons progressivement arriver à une sorte d’équilibre entre les attentes des investisseurs et les pratiques des entreprises. Ainsi, du côté des entreprises, il y a une volonté de plus en plus marquée de faire le pont entre performance et rémunérations.

L’Oréal a été récompensée car l’AG a mis en évidence – de manière très pédagogique – le rôle du Conseil dans l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie. L’Oréal a également présenté avec clarté le processus de sélection des administrateurs. Il est effectivement dans notre rôle d’expliquer comment le Conseil est composé : une entreprise, c’est beaucoup de compétences réunies autours d’une table, il est donc nécessaire d’expliquer pourquoi on va chercher un certain type de profil.

Jean-Paul, pourriez-vous nous dire comment le Conseil de L’Oréal a réussi à insuffler une véritable dynamique dans la stratégie du Groupe et à prendre en considération les opinions et les évolutions de la société ?

  • Jean-Paul Agon : Le Conseil de L’Oréal est un Conseil très engagé. Nous avons une famille très impliquée dans la stratégie de l’entreprise, Nestlé l’est également, ainsi que de grands administrateurs – experts de leurs thématiques – ayant une très grande liberté de ton. Certains pensent qu’avec les années, la liberté d’expression disparaît, j’ai l’impression du contraire : plus les années passent, plus les administrations se sentent libres car elles connaissent bien l’entreprise et se savent dans leur bon droit. Nous avons également un Conseil ouvert et spontané – dans le respect des règles bien sûr – mais c’est un moment privilégié d’échange stratégique. Il s’agit d’un moment très enrichissant pour nous, avec Christian, puisque le Conseil, c’est comme une équipe de consultants de très haut niveau.
  • Philippe Marini : Autrefois, lorsque les idées de gouvernement d’entreprise ont prospéré dans la lignée du rapport Cadbury, certaines entreprises n’adhéraient pas au rôle des Comités du Conseil. Aujourd’hui, quel regard peut-on porter sur le rôle des Comités et leur impact sur la responsabilité collégiale du Conseil ?
  • Jean-Paul Agon : Le Comité est une extension du Conseil qui permet de préparer, d’approfondir, de mieux comprendre certains sujets et de préparer sa réflexion stratégique.
  • Viviane de Beaufort : Nous pouvons établir une comparaison entre le Comité des représentants permanents de l’Union européenne et le Conseil des Ministres : ces Comités spécialisés sont là pour travailler de manière plus régulière, creuser des sujets, apporter des éléments plus aboutis pour le Conseil, mais in fine c’est le Conseil qui engage sa responsabilité et prend les décisions de manière collégiale.
  • Christian Schricke : La montée en responsabilité des Comités a conduit à la montée en puissance des Conseils. Ils sont plus impliqués qu’il y a 15 ou 25 ans dans l’élaboration de la stratégie. Les Comités sont des instances de préparation des délibérations du Conseil et ne s’y substituent pas pour la prise de décision. Il faut qu’il y ait des débats ensuite. Bien sûr, le fait qu’il n’y ait pas de débat ne signifie pas que le Comité n’a pas bien travaillé. Dans d’autres contextes, aux États-Unis par exemple, il y a délégation et ce sont les Comités, comme par exemple le Comité des Rémunérations, qui prennent les décisions.
  • Benoît Potier : La voix du Conseil est unique, portée par le Président. Il y a eu de nombreux débats en interne au sein d’Air Liquide pour définir la prise de parole et l’unicité de la voix du Conseil. Un Comité est un groupe de travail, en charge de questions techniques pour le compte du Conseil. Il est très important d’avoir un rapport réalisé par le Président de chaque Comité, suivi d’un débat. D’autant que les sujets sur lesquels on doit travailler ont augmenté en complexité, comme par exemple avec les droits de vote double : il doit y avoir une préparation importante en amont. Les Conseils ont évolué vers des sujets plus pointus et techniques, qui ont rendu assez naturel le rôle des Comités.
  • Philippe Marini : Compte tenu de la tendance – tout à fait normale – à rechercher une parité femmes / hommes au sein des Conseils : est-ce qu’on ne se prive pas de talents qui pourraient manquer ?
  • Jean-Paul Agon : Le Sénateur aime bien faire de la provocation. Je crois qu’en recherchant la parité, nous cherchons plus profondément des talents formidables, très différents et très complémentaires, ce qui permet un véritable renouvellement des Conseils.
  • Muriel Goldberg-Darmon : Si l’on regarde les derniers chiffres d’Ethics&Boards, ce phénomène s’accroît même pour les entreprises qui ne sont pas soumises aux obligations réglementaires, jusque dans de grosses PME, grâce à l’exemple de grandes entreprises comme les vôtres.

 

Table ronde du Prix de la Gouvernance, en présence (de gauche à droite) de
Philippe Marini, Christian Schricke, Muriel Golderg-Darmon, Benoît Potier, Viviane de Beaufort,
Jean-Paul Agon et Christian Mulliez

TABLE RONDE TROPHEE DE LA RSE

 

  • Alicia Couderc : Je vous invite maintenant à découvrir l’épisode II des regards croisés des Présidents des sociétés lauréates du Grand Prix de l’AG qui porte sur les grandes tendances de marché.

Clip vidéo « Regards croisés des Présidents des sociétés Lauréates :
quelles sont les principales megatrends susceptibles d’affecter votre business ? »

 

Témoignages de Jean-Paul Agon, Président-Directeur Général de L’Oréal, Bruno Lafont,
Président-Directeur Général de Lafarge, Gérard Mestrallet, Président-Directeur Général d’ENGIE,
Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide, Jean-Dominique Senard, Président de la Gérance de Michelin
et Jean-Pascal Tricoire, Président-Directeur Général de Schneider Electric

 

  • Alicia Couderc : Comme l’a dit M. Mestrallet dans le clip vidéo, « les attentes des consommateurs et les responsabilités des entreprises vis-à-vis des générations futures sont croissantes ». C’est pourquoi, nous avons créé, en 2012 conjointement avec Vigeo, le Trophée de la RSE en Assemblée Générale, qui récompense les meilleures pratiques des sociétés en matière de pertinence et d’intelligibilité de l’information sur la RSE délivrée en AG. Il avait été remis à ENGIE en 2014.

J’appelle Nicole Notat, Présidente de Vigeo, et Philippe Marini à remettre le Trophée de la RSE 2015.


Remise du Trophée de la RSE à Sébastien Bazin,
Président-Directeur Général d’AccorHotels par Nicole Notat
et Philippe Marini.

 

Remise du Trophée de la RSE, en présence (de gauche à droite) de
Sébastien Bazin, Nicole Notat et Philippe Marini

 

Points forts de l’AG Accor 2015

 

  • Sébastien Bazin : J’hérite d’un passé glorieux, car la société a commencé son engagement en matière de RSE depuis plus de vingt ans, alors que je ne suis là que depuis deux ans, donc les dix-huit dernière années ont constitué un véritable ciment. Nos propriétaires et nos collaborateurs sont engagés, mais nous avons également la chance d’être accompagnés par nos clients, qui accélèrent – par leur mobilisation – notre démarche collective. Je remercie tous ces gens autour de nous.

 

 

  • 2ème table ronde

 

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7

 

  1. Sébastien Bazin, Président-Directeur Général d’AccorHotels
  2. Philippe Marini, Sénateur honoraire de l’Oise
  3. Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide
  4. Nicole Notat, Présidente de Vigeo
  5. Éliane Rouyer-Chevalier, Vice-Présidente de l’Observatoire de la Communication Financière
  6. Gonzague de Blignières, Président Fondateur de RAISE
  7. Alain Pietrancosta, Professeur des Universités à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

  • Philippe Marini : Votre Assemblée Générale est la seule durant laquelle a été présentée une résolution RSE, dite « de l’arbre » : est-ce un artifice de communication ? Où se situent les enjeux ?
  • Sébastien Bazin : Nous avons juste fait « un truc de ouf » : lors de l’AG 2014, nous avons fait appel à un spécialiste de la déforestation pour expliquer la démarche du Groupe, qui consiste à planter 2 000 arbres par jour. Cela avait attiré l’attention des actionnaires et des administrateurs et pour donner une suite, nous avons souhaité prendre un engagement en la matière. Les femmes administratrices ont complètement supporté cette démarche, ce qui nous a permis de réaffirmer notre engagement, de le pérenniser et d’aller plus loin, mais aussi de fédérer. Désormais, nous sommes profondément engagés : 10 millions d’arbres, ce n’est pas facile, on le fera seul si besoin, mais j’adorerais que d’autres sociétés du CAC 40 et d’autre acteurs nous accompagnent dans ce défi.
  • Gonzague de Blignières : Nous avons également constaté la force du « S » de RSE dans votre AG. En effet, votre rapport aux startups est différent – vous les accueillez, vous les incubez – et la place que vous avez consacré au numérique a également un impact très fort sur les entreprises.
  • Benoît Potier : J’aurais également une question sur l’expérience que vous avez à travers cette résolution et le dialogue avec vos actionnaires : ce n’est pas une résolution « classique ». Vous demandez l’avis aux actionnaires sur des actions que vous pourriez mener sans les consulter. Danone avait également présenté une résolution portant sur le fonds Danone Communities, qui avait été précédée par une réflexion, au sein du Conseil, sur l’intérêt et la pertinence d’aller solliciter et consulter des actionnaires au delà des thématiques réglementées : le retour est il positif ?
  • Sébastien Bazin : Les actionnaires ont voté cette résolution à plus de 95 %, ils ont été ravis, parfois surpris, de participer avec nous à une aventure. Je n’avais certes pas besoin de leur autorisation, mais c’était un moyen d’emmener tout le monde avec moi. Les initiatives que nous menons génèrent des économies d’énergie, qui viennent financer la plantation de ces arbres.
  • Nicole Notat : Un certain nombre d’actionnaires abordent – lors des débats – des thématiques qui ne sont pas d’ordre financier ou économique. Il peut s’agir bien sûr d’acteurs engagés, mais aussi d’actionnaires individuels qui sont de plus en plus sensibles à ces questions. Philippe Vasseur, Président du Forum mondial de l’économie responsable (World Forum de Lille), a une formule que j’aime beaucoup : « La RSE, c’est redonner du sens à l’entreprise ».
  • Philippe Marini : Nicole, vous avez contribué à imposer ce sujet dans le débat public et la législation : avec votre recul sur les dix dernières années, quelles sont les principales évolutions ? Quelles réalités pour la France et pour l’Europe ?
  • Nicole Notat : En dix ans, l’évolution est frappante. La RSE est de plus en plus intégrée à la stratégie et aux opérations : la création de valeur est là. Au niveau européen, la manière dont la réglementation française a boosté la communication sur ces thématiques a donné un temps d’avance à la France, mais il ne faut pas pour autant imaginer que le phénomène n’est pas plus large au plan mondial : des résolutions très spécifiques sont également apparues aux États-Unis, les multinationales ont vraiment montré l’exemple.
  • Alain Pietrancosta : J’aimerais attirer maintenant l’attention sur le « R » de RSE. Il y a une évolution du statut juridique de la RSE et de la responsabilité : nous assistons à une judiciarisation de la RSE. Initialement encadrée par une obligation de reporting, la RSE tend désormais à être placée dans un cadre juridique, voire pénal, à travers notamment la loi sur le devoir de vigilance. Cette loi expose les entreprises françaises à un risque d’indemnisation ou d’amende civile en l’absence de mise en place d’un plan de vigilance en matière de risques de violation de droit de l’homme, de risques environnementaux, de corruption, de dommages corporels, etc. Mais aussi, et c’est peut être là le plus dangereux, elles seront engagées sur les pratiques de leurs fournisseurs et de leurs sous-traitants. La loi française, qui créé de l’extraterritorialité au détriment des seules entreprises françaises, est un phénomène préoccupant qui pourrait devenir une arme juridique, notamment pour les activités qui conduiraient – à l’échelle internationale – à intenter des actions contre les entreprises françaises. Les bons sentiments ne font pas toujours les bonnes lois. Donc les bons sentiments oui, mais attention aux excès.
  • Philippe Marini : Tâchons en effet d’éviter les handicaps de compétitivité.
  • Éliane Rouyer-Chevalier : Je me demande si ce Trophée de la RSE devrait se maintenir, car nous assistons à une plus grande convergence des thématiques ESG dans la stratégie des entreprises. Naturellement, les parties prenantes sont en attente d’information sur ces thématiques, pas seulement les actionnaires individuels ou les investisseurs institutionnels. On peut aller vers une démarche plus intégrée – à travers le rapport intégré notamment – dans la manière de communiquer. Les ressources humaines devraient davantage être traitées au sein des Conseils et portées à la connaissance des actionnaires – le capital humain a une immense valeur, à porter dans la valorisation des entreprises mais aussi à communiquer auprès des collaborateurs. On le voit bien avec les jeunes qui vivent aujourd’hui une véritable angoisse face au fonctionnement du marché du travail. L’entreprise doit pouvoir y répondre.

Table ronde du Prix de la RSE, en présence (de gauche à droite) de Éliane Rouyer-Chevalier, Alain Pietrancosta, Philippe Marini, Benoît Potier, Nicole Notat, Christian Schricke, Gonzague de Blignières

 

PRIX SPECIAL DU JURY

 

  • Alicia Couderc : Il est désormais temps de passer au Prix Spécial du Jury, qui avait été remis à AXA en 2014 pour la qualité de son Assemblée Générale dans la durée. Cette année, les membres du Jury ont souhaité être attentifs à la mise en œuvre – par les entreprises – de leurs cinq recommandations. Pour rappel, depuis 2010, le Jury du Grand Prix de l’AG publie chaque année cinq recommandations à destination des émetteurs à quelques semaines de la saison des AG.

J’appelle Caroline de La Marnierre et Arnaud de Bresson, Délégué Général de Paris EUROPLACE, à remettre le Prix Spécial du Jury 2015.


Remise du Prix Spécial du Jury à Bénédicte Bahier, Directrice Juridique du Groupe Legrand et Antoine Burel, Directeur Financier du Groupe Legrand, par Caroline de La Marnierre
et Arnaud de Bresson.

 

Remise du Prix Spécial du Jury, en présence (de gauche à droite) de
Arnaud de Bresson, Caroline de La Marnierre, Bénédicte Bahier, Antoine Burel, Philippe Marini et Benoît Potier


 

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  1. Caroline de La Marnierre, Présidente de CAPITALCOM
  2. Arnaud de Bresson, Délégué général de Paris EUROPLACE
  3. Antoine Burel, Directeur Financier du Groupe Legrand
  4. Bénédicte Bahier, Directrice Juridique du Groupe Legrand
  • Bénédicte Bahier : Nous sommes très fiers de recevoir ce Prix. Chez Legrand, l’Assemblée Générale est un grand projet, préparé plusieurs mois à l’avance. Nous associons de nombreux acteurs en amont et notre priorité est de continuer à approfondir ce dialogue avec nos actionnaires avant et pendant l’Assemblée.
  • Caroline de La Marnierre : Vous êtes l’un des rares groupes à aborder le sujet des risques lors de votre AG. Pourquoi est-ce si important pour vous ?
  • Antoine Burel : Nous définissons la RSE comme la colonne vertébrale de notre approche et nous y rattachons les risques. Nous avons un programme de compliance, qui permet notamment de former nos collaborateurs. On ne peut pas être derrière chaque personne au quotidien. C’est pourquoi, pour nous protéger des risques, nous avons développé ce programme.

 

Points forts de l’AG Legrand 2015

TABLE RONDE TROPHEE DU SBF 80 ET GRAND PRIX DE L’AG

  • Alicia Couderc : Je vous invite maintenant regarder le dernier épisode de la saga des Présidents Lauréats du Grand Prix de l’AG, qui est un clip – vous le verrez – beaucoup plus personnel.

Témoignages de Jean-Paul Agon, Président-Directeur Général de L’Oréal, Bruno Lafont,
Président-Directeur Général de Lafarge, Gérard Mestrallet, Président-Directeur Général d’ENGIE,
Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide, Jean-Dominique Senard, Président de la Gérance de Michelin
et Jean-Pascal Tricoire, Président-Directeur Général de Schneider Electric

 

  • Alicia Couderc : Ce qui fait battre mon cœur, c’est le Grand Prix de l’AG, pas seulement pour les cadeaux… surtout pour les cocktails ! Mais rassurez-vous, ni les cadeaux, ni les cocktails, ne font partie de la grille d’évaluation du Grand Prix de l’AG, qui compte pourtant près de 100 critères. Il est d’ailleurs temps de remettre les deux prix qui portent sur l’ensemble de la grille de critères, à commencer par le Trophée du SBF 80.

Ce Trophée a été créé en 2013, à l’initiative de l’Association Nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion (DFCG) en partenariat avec CAPITALCOM, et récompense une société du SBF 80 pour la qualité de son AG. L’an dernier, ce Trophée avait été remis à Edenred.

J’appelle Philippe Audouin, Président exécutif de la DFCG, et Agnès Touraine, Présidente de l’Institut Français des Administrateurs (IFA), à remettre le Trophée du SBF 80 2015.


Remise du Trophée du SBF 80 à Jean-Louis Chaussade, Directeur Général de SUEZ environnement, par Philippe Audouin et Agnès Touraine.

 

Remise du Trophée du SBF 80, en présence (de gauche à droite) de
Philippe Audouin et Jean-Louis Chaussade

 

Points forts de l’AG SUEZ environnement 2015

 

  • Jean-Louis Chaussade : Je suis extrêmement fier au nom de SUEZ environnement et de toutes les équipes, notamment celles qui préparent cette AG. Nous sommes nés en 2008 d’une scission et nous nous sommes retrouvés du jour au lendemain à avoir 270 000 actionnaires. C’est une énorme responsabilité et nous avons essayé de les associer, de leur présenter notre stratégie et ce Prix symbolise et récompense ces efforts.
  • Alicia Couderc : J’appelle maintenant Marc Lefèvre, Directeur Listing Europe d’Euronext, pour remettre le Grand Prix de l’AG 2015 au successeur d’Air Liquide aux côtés d’Agnès Touraine.

Remise du Grand Prix de l’AG à Thierry Pilenko, Président-Directeur Général de Technip, par Agnès Touraine et
Marc Lefèvre.

 

Remise du Grand Prix de l’AG du CAC 40, en présence (de gauche à droite) de
Marc Lefèvre, Agnès Touraine et Thierry Pilenko

Points forts de l’AG Technip 2015

 

  • Thierry Pilenko : Ce Grand Prix constitue – pour nous – une très grande fierté. Technip est au CAC 40 depuis 2009. Pour sa première année au sein de cet indice, Technip était classé à la 37ème place du Grand Prix de l’AG. Pour améliorer la qualité de notre Assemblée Générale, nous avons créé en 2013 un Cercle des actionnaires – orienté vers les actionnaires individuels – grâce auquel nous pouvons recueillir leurs attentes et leur perception. Ce Grand Prix, ce n’est pas seulement celui de Technip, c’est surtout – et avant tout – un Prix reflétant le travail des équipes qui ont contribué à cette amélioration et qui sont à l’écoute de nos actionnaires.

 

  • 3ème table ronde

 

  1. Jean-Louis Chaussade, Directeur Général de SUEZ environnement
  2. Thierry Pilenko, Président-Directeur Général de Technip
  3. Philippe Marini, Sénateur honoraire de l’Oise
  4. Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide
  5. Philippe Audouin, Président Exécutif de la DFCG
  6. Agnès Touraine, Présidente de l’IFA
  7. Marc Lefèvre, Directeur Listing Europe d’Euronext
  • Benoît Potier : L’ouverture – toujours plus grande – des discours à l’ensemble de l’écosystème de l’entreprise, ainsi que l’attention portée aux grandes tendances ont été au cœur des délibérations du Jury. Plusieurs entreprises ont présenté lors des Assemblées Générales l’impact du digital sur leur transformation. Elles ont aussi souligné les enjeux de communication et de marketing et sur l’importance de la relation client, à mettre également au regard de la digitalisation. Le Jury a apprécié la précision de la présentation du modèle d’affaires de SUEZ environnement, notamment au regard de ces grandes tendances, ainsi que du rôle et la place des parties prenantes au sein du Groupe. La qualité de l’accueil – premier contact des actionnaires avec l’entreprise – et la pédagogie sont également des éléments clés. L’audace, un autre point d’attention du Jury, a été appréciée chez Technip, ainsi que la qualité de la présentation financière – particulièrement tournée vers la création de valeur.
  • Jean-Louis Chaussade : Nous avons la volonté d’expliquer à nos actionnaires nos grands changements, la clarté du modèle que nous cherchons à mettre en place, ainsi que la relation que nous avons avec nos parties prenantes. Dans ce contexte, les megatrends constituent un tout pour expliquer le futur de notre entreprise et, ainsi, l’enjeu de notre Assemblée Générale. SUEZ environnement ayant 150 ans d’histoire, nous avons conduit pendant près de 18 mois une réflexion de fond sur le changement de nom et le passage à une marque unique. L’ensemble de nos parties prenantes trouvaient qu’une marque unique était un moyen extrêmement fort d’affirmer l’identité de notre entreprise dans une période de changements profonds et au regard de nos enjeux.
  • Philippe Marini : Est-ce que le SBF 80 – au sein duquel est coté SUEZ environnement – doit être considéré comme une phase transitoire vers le CAC 40 ? Pour Technip, compte tenu de la complexité et de la cyclicité de votre activité, particulièrement sensible à la situation macro-économique, comment faire partager lors d’une AG la rencontre entre la géostratégie et les techniques les plus sophistiquées et développées ? Comment tout cela peut-il, au-delà des situations instantanées, devenir une matière familière pour les épargnants ?
  • Jean-Louis Chaussade : Faire partie du CAC 40 n’est pas une finalité en soi. S’il est question de meilleure connaissance et de valorisation d’une entreprise, bien sûr c’est mieux. La valorisation actuelle de SUEZ environnement – 9 Mds€ – nous classe parmi les 40 plus grandes sociétés françaises. Mais ma préoccupation quotidienne porte plutôt sur la satisfaction de nos clients et de nos actionnaires car c’est eux qui nous font vivre, et vivre en harmonie avec nos 80 000 collaborateurs.
  • Thierry Pilenko : Nous réalisons de très grands projets pour les compagnies pétrolières. Nous sommes dans le business to business, avec un nombre plutôt réduit de clients, et des réalisations extrêmement techniques. Nous avons tenté, lors de l’AG, d’expliquer nos métiers à travers un nombre de supports variés, des échanges qui expliquent les conditions – techniques, météorologies, économiques – dans lesquelles nous menons nos activités. Nous avons cherché à faire intervenir – non seulement au cours des AG mais également pendant l’année – l’ensemble des acteurs, lors de forums où des experts viennent expliquer ce qu’est notre projet. Quel est le point commun entre SUEZ environnement et Technip ? Nous travaillons tous deux sur de grands projets, qui comportent des risques variés et importants. L’actionnaire a besoin de comprendre comment nous gérons ces risques dans la durée, et en particulier les risques géopolitique et de cyclicité. Il y a une certaine élasticité, vous parliez du prix du pétrole ou du gaz, il faut donc une entreprise extrêmement large en terme de propositions et très réactive, flexible, opérant dans des circonstances très différentes d’un lieu à l’autre, notamment dans un contexte de crise et dans un environnement qui devient de plus en plus concurrentiel.
  • Benoît Potier : Vous intervenez également tous deux dans le secteur de l’environnement et de l’énergie. Comment les enjeux actuels vont transformer le monde de l’énergie et de l’environnement ? Que sera le mix énergétique dans le futur ? Est-ce qu’on a senti une prise de conscience de la part des actionnaires ?
  • Thierry Pilenko : Beaucoup d’actionnaires ne sont pas suffisamment de long terme pour poser ces questions, il y a au final peu de questions sur le très long terme. Nous avons davantage de questions sur le court terme, le contexte, la stratégie et la préparation à la COP 21, et donc la capacité d’anticipation et de réaction de notre entreprise. Nous mettons beaucoup l’accent sur les énergies renouvelables à l’approche notamment de la COP 21, en allant parfois un peu trop vite sur la mise en œuvre de solutions qui ne sont pas suffisamment utilisées. Il faudrait passer davantage de temps sur la R&D avant de déployer des systèmes fortement subventionnés mais suboptimaux – c’est un message que j’aimerais faire passer aujourd’hui.
  • Agnès Touraine : Quel arbitrage entre rentabilité immédiate – à court terme – et à long terme ? Comment réconcilier ces attentes ? Qu’est ce qu’on pourrait faire pour favoriser le long terme et éduquer le marché ?
  • Jean-Louis Chaussade : La première manifestation du changement climatique sera la pénurie d’eau, le stress hydrique. Cela a des impacts clés sur nos activités. Sur les problématiques de long terme versus court terme, nous avons la chance d’avoir un actionnaire de référence qui permet de bâtir une vision de long terme avec lui, il en faudrait davantage.
  • Philippe Marini : Comment envisagez-vous le développement de ces « compartiments » de marché : le CAC 40 doit-il « éluder » tout le reste ?
  • Marc Lefèvre : Nous avons observé en 2015 beaucoup d’audace, notamment liée aux résultats de nombreux groupes, mais également la vigueur de la Bourse. 2014 : c’est la transformation de la Bourse avec énormément de financements – 104 Mds€, on n’avait pas vu ces chiffres depuis l’entrée en crise – et le retour de l’appétit au risque, pour les particuliers et les investisseurs institutionnels, comme en témoigne des taux de sursouscription particulièrement élevés lors des dernières introductions. C’est également le retour d’investisseurs internationaux – la part des États-Unis est ainsi passée en deux ans de 29 à 34 % – avec des liquidités massives : la Bourse revient à son rôle premier de financement du marché au service de l’économie réelle. Cela permet d’avoir un marché sur mesure qui favorise les investissements et le financement des stratégies. Les PME et les ETI reviennent également en Bourse. Enfin, nous avons assisté au retour des grandes capitalisations initié en 2013, qui a été confirmé en 2014. À cet égard 2015 sera vraiment une année de référence.
  • Philippe Audouin : Pour des associations professionnelles comme les nôtres (la DFCG), comptant quelques milliers d’entreprises cotées adhérentes, ce type d’initiative est très important. Le Grand Prix est un levier pour l’avenir et possède une vraie vertu pédagogique pour nos associations permettant de faire passer des bonnes pratiques au sein d’un cercle d’entreprises très large. Les actionnaires individuels sont un public à préserver, à développer et les Assemblées Générales sont un événement pour les fidéliser, car on a besoin d’avoir des actionnaires de long terme. Benoît Potier et Air Liquide l’ont montré de la plus belle manière. Il faut mettre en avant l’importance et le rôle des actionnaires dans les entreprises : c’est à la fois un socle, mais aussi une démarche pédagogique pour associer un nombre accru de personnes aux réalités.

 Table ronde du Trophée du SBF 80 et du Grand Prix de l’AG du CAC 40, en présence (de gauche à droite) de
Philippe Audouin, Philippe Marini, Benoît Potier, Jean-Louis Chaussade, Agnès Touraine, Thierry Pilenko et Marc Lefèvre

 

NOUVEAU EN 2015 !

WWW.GRANDPRIXDELAG.FR

À l’occasion des 10 ans du Grand Prix de l’AG et forte du suivi de près de 500 Assemblées Générales, CAPITALCOM – avec le concours du Club des Partenaires du Grand Prix de l’AG – a lancé un site Internet dédié au Grand Prix de l’AG.

Le site a pour vocation de rassembler – sur une plateforme unique d’information et d’échanges – toute la documentation du Grand Prix de l’AG mais aussi, et plus
largement, de devenir progressivement la bibliothèque de référence sur les
sujets d’Assemblées Générales des sociétés cotées.

ALLOCUTION DE CLOTURE

 

  • Benoît Potier Président-Directeur Général d’Air Liquide

 

Je souhaiterai d’abord adresser mes remerciements à CAPITALCOM, qui coordonne ce Prix, et à Caroline de La Marnierre, mais également aux avocats de DLA Piper, aux analystes de CAPITALCOM et aux étudiants de l’ESSEC Business School et de la Sorbonne, qui ont participé au travail d’analyse et d’évaluation qui apporte au Jury les éléments de réflexion nécessaires à sa délibération. Merci à tous ceux qui ont fait de ce Grand Prix et de cette Cérémonie ce qu’elle est.

J’ai personnellement participé à plusieurs réunions de travail et je félicite particulièrement les équipes pour le sérieux de leur observation et leur volonté de faire progresser nos Assemblées, ainsi que ceux qui organisent les AG. Il y a beaucoup d’enthousiasme dans ce Grand Prix, dont l’équipe allie expertise, jeunesse et intelligence. Je remercie également Philippe Marini pour son engagement depuis de nombreuses années.

Je suis également frappé par l’engagement des entreprises : le nombre de Présidents qui participent à cette Cérémonie reflète cet engagement. L’AG est un moment important de dialogue entre l’entreprise et ses actionnaires et c’est un travail de longue haleine, qui se prépare chez Air Liquide dès le mois de novembre chaque année. Nous avons beaucoup parlé aujourd’hui de la fidélité des actionnaires et de long terme. J’ai envie de vous communiquer un message d’espoir : pour la 1ère fois depuis 6 ans, nous avons vu le taux d’actionnaires individuels progresser de +1,5 % chez Air Liquide, c’est un très bon signe ! C’est le signe d’une relation de confiance renouvelée entre les actionnaires individuels et les entreprises. La qualité des débats est là et je prends beaucoup de plaisir à dialoguer avec les actionnaires ! Le partage entre la vision de l’entreprise et les attentes des actionnaires est essentiel lors des AG.

Je souhaite maintenant beaucoup de plaisir à mon successeur Thierry Pilenko, qui va co-présider ce Grand Prix.

LE JURY DU GRAND PRIX DE L’ASSEMBLEE GENERALE 2015

 

Philippe Marini, Sénateur honoraire de l’Oise

Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide

Philippe Audouin, Président Exécutif de la DFCG

Viviane de Beaufort, Professeure à l’ESSEC Business School

Gonzague de Blignières, Président Fondateur de RAISE

Christian de Boissieu, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Arnaud de Bresson, Délégué général de Paris EUROPLACE

Michel Chabanel, Président de l’AFIC

Christiane Féral-Schuhl, Ancien Bâtonnier de Paris

Muriel Goldberg-Darmon, Avocat Associée Cabinet DLA Piper

Jean-Pierre Hellebuyck, Vice-Président d’AXA IM

Gilles Hengoat, Membre du CODIR de Grant Thornton

Chris Hollis, Président du CLIFF

Daniel Lebègue, Président de l’ORSE

Marc Lefèvre, Directeur Listing Europe d’Euronext

Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Économistes

Véronique Morali, Présidente du Directoire de Webedia

Virginie Morgon, Directeur général d’Eurazeo

Nicole Notat, Présidente de Vigeo

Bernard Oppetit, Président de Centaurus Capital

Marie-Pierre Peillon, Directrice de la Recherche Groupama AM

Alain Pietrancosta, Professeur des Universités à Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Paul-Henri de la Porte du Theil, Président d’honneur de l’AFG

Éliane Rouyer-Chevalier, Vice-Présidente de l’OCF

Christian Schricke, Délégué Général de l’ANSA

Agnès Touraine, Présidente de l’IFA

 

RAPPEL – PROGRAMME DE LA CEREMONIE

 

La Cérémonie du Grand Prix de l’AG 2015 sera co-animée par les deux Présidents du Jury du Grand Prix de l’Assemblée Générale 2015 : Philippe Marini, Sénateur honoraire de l’Oise, et Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide, société Lauréate en 2014.

  • 9h00   Introduction par Caroline de La Marnierre, Présidente de CAPITALCOM

ALLOCUTION D’OUVERTURE

  • 9h05   Philippe Marini, Sénateur honoraire de l’Oise

REMISES DES PRIX

  • 9h20   Table ronde « Prix de la Gouvernance »

Philippe Marini, Benoît Potier, Viviane de Beaufort, Professeure à l’ESSEC Business School, Muriel Goldberg-Darmon, Associée DLA Piper, Christian Schricke, Délégué Général de l’Association Nationale des Sociétés par Actions (ANSA) et le Président Lauréat 2015

  • 9h45   Table ronde « Trophée de la RSE »

Philippe Marini, Benoît Potier, Gonzague de Blignières, Président Fondateur de RAISE Partners, Nicole Notat, Présidente de Vigeo, Alain Pietrancosta, Professeur des Universités à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Éliane Rouyer-Chevalier, Vice-présidente de l’Observatoire de la Communication Financière (OCF) et le Président Lauréat 2015

  • 10h10             Remise du « Prix Spécial du Jury »

Remis par Arnaud de Bresson, Délégué Général de Paris EUROPLACE et Caroline de
La Marnierre

  • 10h20 Table ronde « Trophée du SBF 80″ et « Grand Prix de l’AG du CAC 40″

Philippe Marini, Benoît Potier, Philippe Audouin, Président de l’Association Nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion (DFCG), Marc Lefèvre, Directeur du Listing Europe d’Euronext, Agnès Touraine, Présidente de l’Institut Français des Administrateurs (IFA) et les Présidents Lauréats 2015

ALLOCUTION DE CLOTURE

  • 10h55 Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide, société Lauréate en 2014