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AFRIQUE : QUELLES PERSPECTIVES ECONOMIQUES A L’HORIZON 2015 SELON LES EXPERTS DE LA BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT ( BAfD), DU CENTRE DE DEVELOPPEMENT DE L’OCDE ET DU PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT ( PNUD ) ?

 

Depuis 2000, le PIB de l’Afrique selon l’OCDE progresse au rythme annuel moyen de 5.1%, soit près de trois fois la croissance de la zone OCDE Durant la meme période.

La 13 e édition des Perspectives économiques en Afrique rendue publique lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement à Kigali le 19 mai,   souligne la resilience du continent face aux turbulences regionales et internationales et témoigne de l’amélioration constante des conditions économiques et sociales sur le continent.

Les perspectives macroéconomiques de l’Afrique restent favorable, grâce à un taux de croissance moyen qui s’est maintenu autour de 4% en 2013.

Cette performance est supérieure aux 3% de croissance enregistrée par l’économie mondiale.

« Ce rythme devrait  se maintenir, malgré les difficulties récentes de certains pays et les vents contraires de l’économie mondiale » declare Angel Guria, Secrétaire general de l’OCDE dans le numéro 296 de  L’OBSERVATEUR OCDE. 

Toujours selon la meme source, le récent dynamisme économique de l’Afrique s’est appuyé sur des politiques macroéconomiques rationnelles et de solides partenariats avec les grands marches émergents.

 

Les résultats sont néanmoins très contrastés d’un groupe de pays et d’une region à l’autre.

En Afrique subsaharienne, la croissance s’est établie à 5% en 2013 et devrait ressortir à 5.8% en 2014.

Si l’on exclut l’Afrique du Sud, les taux de croissance sont respectivement de 6.1% et 6.8%.

Les deux regions les plus dynamiques en 2013 sont l’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest, avec une croissance supérieure à 6%.

Pour 2015, les previsions de croissance pour le continent tablent sur un retour aux niveaux observes avant la recession mondiale de 2009, autour de 5-6%. 

Avec la stabilisation du prix de l’énergie et le repli des cours des denrées alimentaires, l’inflation a d’une manière générale ralenti en 2013 -meme si elle reste relativement soutenue dans certains pays, attisée par l’affaiblissement des monnaies nationales.

Face à cette atténuation de l’inflation, plusieurs pays ont desserré leur politique monétaire.

En revanche, dans les pays ou les monnaies s’étaient dépréciées, le scenario inverse a prévalu, pour endiguer les poussées inflationistes.

Les orientations budgétaires des pays ont ells aussi varié, de nombreux pays faisant preuve de prudence sur ce plan afin de réduire leurs déficits budgétaires, quand d’autres ont maintenu des politiques budgétaires expansionnistes pour doper la croissance.

Selon Angel Gurria, Secrétaire general de l’OCDE, l’Afrique doit transformer ses structures économiques pour que sa population bénéficie d’une croissance plus forte et plus inclusive sachant que les ressources naturelles – énergétiques, minérales ou agricoles – du continent lui confèrent un solide avantage comparative à partir duquel agir.

A cet égard, l’OCDE preconise une action à quatre niveaux :

  • Le premier niveau consiste à adopter des mesures pour améliorer les infrastructures, la logistique et les qualifications, et favoriser le développement du secteur privé.
  • Le deuxième niveau consiste à renforcer le secteur des ressources naturelles en investissant advantage dans des activités à valeur ajoutée et dans le savoir – faire, pour générer plus de recettes publiques et plus d’emplois pour les Africains.
  • Le troisième niveau implique une gestion plus efficcae et durable des ressources naturelles, mettre en place une fiscalité transparente et equitable, promouvoir la concurrence et lutter contre la corruption publique et privée.
  • Le quatrième niveau consiste à accroître la productivité agricole et developer les interactions avec les industries extractives.

En conclusion, on retiendra ici comme l’indique la 13 e edition des Perspectives économiques en Afrique décryptée en avant – première lors de l’Atelier OCDE – AJEF, le jeudi 15 mai à l’OCDE et auquel nous participions « que pour les economies africaines, toute la difficulté consiste à s’assurer que la participation dans les chaînes de valeur mondiales a des retombées positives en termes de développement inclusive pour les sociétés ».

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PHLDUCX

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Membre du Comité de Rédaction de LA LETTRE DIPLOMATIQUE

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